Transport d’enfants et sièges auto : Que dit la loi pour les VTC et Taxis ?

Guide juridique et pratique – Temps de lecture : 5 minutes

Le transport de jeunes enfants est une source de questionnement fréquente pour les parents voyageurs, mais aussi pour les chauffeurs professionnels. Entre sécurité routière et obligations légales, les règles diffèrent selon que vous montez à bord d’un Taxi ou d’un VTC.

En 2026, la sécurité reste la priorité absolue. Voici tout ce qu’il faut savoir pour éviter les amendes et, surtout, garantir un voyage sûr pour les plus petits.


1. La règle pour les Taxis : L’exception légale

Contrairement aux véhicules particuliers, les taxis bénéficient d’une dérogation spécifique prévue par le Code de la route (Article R412-2).

  • Pas d’obligation de siège auto : En raison de leur nature de transport public, les taxis ne sont pas légalement tenus de posséder un dispositif de retenue (siège bébé ou rehausseur).
  • L’exception : Cette dérogation s’applique sauf si l’enfant est transporté dans un taxi dans le cadre d’un contrat de transport scolaire.

Note : Même si c’est légal, ce n’est pas recommandé pour la sécurité. Beaucoup de chauffeurs de taxi s’équipent volontairement pour offrir un meilleur service.

2. La règle pour les VTC : L’obligation stricte

Pour les VTC, la loi est différente. Le véhicule est considéré comme un transport privé de personnes.

  • Siège auto obligatoire : Tout enfant de moins de 10 ans (ou dont la taille est inférieure à 1,35 m) doit être attaché par un dispositif de retenue homologué et adapté à sa morphologie.
  • Responsabilité : C’est le chauffeur qui est responsable de la sécurité des passagers. En cas de contrôle, il risque une amende de 4ème classe (135 €) et une immobilisation du véhicule.

3. Conseils pour les parents voyageurs

Pour éviter de vous retrouver bloqué à l’aéroport ou devant votre domicile, voici nos recommandations :

  • Précisez-le à la réservation : Que ce soit via une application ou un chauffeur privé, indiquez toujours l’âge de l’enfant.
  • Option « Siège Bébé » : Certaines applications proposent désormais une option payante (souvent entre 5 € et 10 €) pour garantir un véhicule équipé.
  • Apportez votre propre équipement : Pour les longs trajets, l’utilisation de votre propre siège auto reste la solution la plus sûre, les chauffeurs acceptent généralement de l’installer si cela ne prend pas trop de temps.

4. Les différents dispositifs homologués en 2026

Assurez-vous que le dispositif utilisé porte l’étiquette d’homologation européenne (norme i-Size ou ECE R44/04) :

  • De 0 à 15 mois : Coque ou « Cosi » impérativement dos à la route.
  • De 15 mois à 4 ans : Siège deuxième âge avec harnais ou bouclier.
  • De 4 ans à 10 ans : Réhausseur avec dossier pour assurer le bon passage de la ceinture de sécurité.

Conclusion

Si la loi est plus souple pour les taxis, la sécurité ne doit pas être négligée. Un choc à 50 km/h sans siège adapté peut être fatal pour un enfant. Que vous soyez chauffeur ou client, anticipez toujours la présence d’un dispositif de sécurité pour un trajet en toute sérénité.

Bon à savoir : De plus en plus de chauffeurs VTC indépendants font du siège auto un argument commercial majeur pour capter une clientèle familiale fidèle.