VTC ou Taxi : Quel statut choisir pour se lancer en 2026 ?

Guide complet pour entrepreneurs – Temps de lecture : 6 minutes

Le secteur du transport de personnes reste l’un des plus dynamiques en France. Pourtant, pour tout nouvel entrepreneur, une question subsiste : faut-il devenir chauffeur VTC ou artisan Taxi ?

En 2026, les réglementations ont évolué, notamment avec la généralisation de l’examen commun pour la partie théorique. Voici un comparatif détaillé pour vous aider à choisir le modèle le plus rentable pour votre profil.


1. Accès au métier : La formation et les examens

Si les deux métiers partagent un tronc commun d’examen, les modalités d’accès divergent rapidement :

  • Taxi : Nécessite l’obtention de la « Carte Professionnelle Taxi » et, surtout, l’acquisition d’une licence (ADS). Cette licence peut être gratuite (liste d’attente très longue) ou payante (rachat à un tiers, parfois plus de 200 000 € dans certaines villes).
  • VTC : Nécessite la « Carte Professionnelle VTC ». L’investissement de départ est bien moindre car il n’y a pas de licence à racheter. Il suffit de s’inscrire au registre des VTC (environ 100 €).

2. Les droits opérationnels : Maraude et voies de bus

C’est ici que se joue la plus grande différence sur le terrain :

Fonctionnalité Taxi VTC
Maraude physique (rue) ✅ Autorisée ❌ Interdite
Voies de bus ✅ Autorisées ❌ Interdites (sauf rares exceptions)
Tarification Réglementée (Compteur) Libre (Forfait fixé à l’avance)

3. Quelle structure juridique adopter ?

Que vous choisissiez Taxi ou VTC, le choix du statut fiscal est crucial pour votre rentabilité :

  • Auto-entrepreneur : Idéal pour tester l’activité, mais attention au plafond de chiffre d’affaires et à l’impossibilité de déduire vos charges (carburant, entretien, leasing).
  • SASU ou EURL : Recommandé pour les chauffeurs à temps plein. Cela permet de déduire l’intégralité des frais réels et de récupérer la TVA sur vos dépenses professionnelles.

4. Rentabilité : Quel est le meilleur revenu ?

Le **Taxi** bénéficie de la clientèle de rue et des stations de taxi (gares/aéroports) sans commission à reverser à une plateforme. Cependant, l’endettement lié au rachat de licence pèse lourdement sur les bénéfices des premières années.

Le **VTC** profite d’une mise en service immédiate et de la puissance des applications. La rentabilité dépendra ici de votre capacité à développer une clientèle privée pour éviter les 20 % à 25 % de commission prélevés par les plateformes de mise en relation.


Le verdict de la rédaction

Choisissez le Taxi si vous visez la stabilité à long terme et que vous avez une capacité d’investissement initiale importante. Tournez-vous vers le VTC si vous souhaitez lancer votre entreprise rapidement avec un risque financier limité et que vous misez sur le marketing digital pour capter vos clients.

Note importante : Dans les deux cas, le passage à un véhicule électrique ou hybride devient indispensable pour circuler dans les zones ZFE sans restriction d’horaire.